Coups de cœur - Romantique

Emmanuelle Bertrand, violoncelle le 17 octobre, Salle Cortot

Emmanuelle Bertrand, violoncelle Partager sur facebook

Si la voix occupe une place centrale dans l’œuvre de Schubert, le génie mélodique du compositeur irrigue aussi sa musique de chambre. Emmanuelle Bertrand, Pascal Amoyel et le Quatuor Parisii font entendre toute la diversité de son écriture.

L’imagination foisonnante de Franz Schubert s’exprima avec une remarquable richesse dans ses lieder. Chanteur durant son enfance, le compositeur conserva toute sa vie un lien privilégié avec la voix humaine : il écrivit ses premières pièces vocales autour de 1811 et composa son dernier lied en 1828 (le célèbre Der Hirt auf dem Felsen avec clarinette). Parfois très libres dans leur forme, parfois très concises ou au contraire très longues, ces pages sont d’une infinie variété. Les transcriptions pour instruments qui furent élaborées témoignent aussi de leur inspiration mélodique sans cesse renouvelée. À l’inverse, Schubert ne publia que tardivement ses œuvres pour piano et sa musique de chambre, qui comptent pourtant certaines des partitions les plus remarquables de son catalogue. Parmi elles figure la Sonate Arpeggione, conçue pour un instrument aujourd’hui disparu, à mi-chemin entre la guitare et le violoncelle. Composé quelques mois avant la mort du compositeur, le Quintette à deux violoncelles D 956 fait aussi partie de ses plus belles réussites, conjuguant ampleur, lyrisme et profondeur expressive. Aux côtés du Quatuor Parisii, Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel se plongent dans un univers à la sensibilité poétique unique.

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