41e Festival Chopin à Paris Du 21 juin au 14 juillet
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Rendez-vous incontournable du début d’été pour les mélomanes, le Festival Chopin à Paris revient pour une 41e édition qui privilégie la liberté : sans fil conducteur imposé, nouveaux venus et artistes fidèles à l’évènement sont invités à construire des programmes au plus près de leurs envies et de leur sensibilité pour éclairer les multiples visages du répertoire chopinien.
C’est Momo Kodama, habituée du festival, qui ouvre le bal. Dans un programme entièrement dédié à Chopin, elle explore des univers contrastés qui nous mènent des Quatre Mazurkas op. 24 à la Sonate n° 3 op. 58. Au fil des concerts, on voit se dessiner ensuite des liens avec d’autres compositeurs. Bach, par exemple, qu’admirait tant Chopin. Claire-Marie Le Guay met en regard les deux musiciens en s’inspirant d’un livre qu’elle a écrit avec Erik Orsenna, Que la joie demeure. Vivre avec Bach (éditions Albin Michel). C’est également Debussy qui s’invite régulièrement dans les programmes des interprètes, toujours en regard avec Chopin. Grand admirateur de son aîné, il partage avec lui une fluidité dans l’écriture et une poésie que soulignent tour à tour Jean-Paul Gasparian et Rodolphe Menguy, que le festival a accompagnés depuis leurs débuts, mais aussi Joseph Moog, qui participe pour la première fois à l’évènement, ou encore la grande pianiste lituanienne Mūza Rubackytė. D’autres interprètes explorent l’univers romantique européen, comme Alain Planès qui associe Chopin à Schubert. Liszt occupe lui aussi une place de choix dans les programmes, notamment dans celui de Giuseppe Guarrera. En clôture du festival, Adam Laloum choisit quant à lui Schumann, en lien avec son prochain album qui paraitra début juillet chez harmonia mundi.
Comme chaque année, on retrouve avec plaisir certains événements emblématiques du festival. D’abord, la journée « Piano à portes ouvertes » la veille du concert inaugural du festival, où l’on peut découvrir sept jeunes pianistes, mais également le concert en lien avec l'Institut Frédéric Chopin de Varsovie, qui invite deux pianistes polonais (cette année Michał Basista et Jan Widlarz). Un autre artiste polonais est d’ailleurs à l’affiche cette année pour l’un des incontournables « concerts aux chandelles » : Szymon Nehring, premier prix du Concours Arthur Rubinstein en 2017. Mentionnons pour finir deux autres moments très attendus : les débuts du Quatuor Talich au festival, aux côtés de Clément Lefebvre, dans le Concerto n° 1 en mi mineur op. 11 de Chopin, et l’hommage de la pianiste Laure Favre-Kahn et du comédien Alain Carré à George Sand, à l’occasion du 150ème anniversaire de sa mort.
Rendez-vous à l’Orangerie du Parc de Bagatelle dès le 21 juin pour prendre part aux festivités, car une chose est sûre : qu’on soit connaisseur ou néophyte, on se laissera emporter une fois de plus par la magie de l’événement.
Rens. https://www.frederic-chopin.com/