Coups de cœur - XXe siècle

Quatuor de Jérusalem le 17 novembre, Théâtre des Champs-Élysées

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Le quatuor à cordes n’a cessé de se réinventer au fil des siècles, donnant naissance à quelques-uns des plus beaux chefs-d’œuvre de la musique de chambre. Avec son intensité expressive et sa remarquable cohésion sonore, le Quatuor de Jérusalem nous invite à en apprécier toute la diversité.

C’est au milieu du XVIIIe siècle que le quatuor à cordes vit le jour, dans la lignée des œuvres qui présentaient déjà quatre parties de cordes, comme la sonata a quattro italienne. Il s’imposa rapidement comme l’une des formations de prédilection des compositeurs, à commencer par Haydn et Boccherini, considérés comme ses pères fondateurs. Au sein du quatuor, les instruments entretiennent généralement un dialogue équilibré, chacun trouvant pleinement sa place : de quoi révéler toute la finesse de l’écriture musicale et ouvrir la voie à d’innombrables expérimentations. Mozart lui donna ses lettres de noblesse avec ses quatuors dédiés à Haydn, comme le Quatuor n° 17 K. 458 « La Chasse », qui s’avère sans doute le plus lumineux et léger des six. Au XXe siècle, le quatuor à cordes connut un vrai renouveau, notamment grâce à Bartók. Celui en composa six, qui constituent un sommet de la musique de chambre en mêlant traditions populaires et modernité harmonique audacieuse. De son côté, Ravel ne composa qu’un seul quatuor à cordes, mais celui-ci s’est affirmé comme l’un des monuments du répertoire chambriste, alliant une sensualité sonore envoûtante à une remarquable perfection formelle. Salué sur les plus grandes scènes internationales, le Quatuor de Jérusalem nous livre leur interprétation de ces pages incontournables.

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